Requiem : dernier épisode !

Bonjour les enfants,

Voici le dernier épisode de notre web-série autour du Requiem de Mozart !

Cette semaine, on découvre le Rex Tremendae (qui vient du latin et signifie « Roi redoutable » !). C’est l’extrait que tu entends au début.

Cette musique a quelque chose d’imposant, de solennel, tu ne trouves pas ? Pour Mozart, elle représente l’autorité de son père, Leopold. Souviens-toi : durant son enfance, Mozart et son père sont très proches. Il lui apprend la musique, et lui permet de rencontrer de grands musiciens lors de leurs voyages.

Mais lorsque Mozart grandit, les choses se compliquent et ils ne s’entendent plus très bien. Leopold a du mal à faire confiance à son fils. Il n’accepte pas que l’indépendance de ce dernier.

Au cours de cet épisode, tu as pu apercevoir une musicienne située juste à la gauche du chef d’orchestre : le violon solo. Son rôle est très important dans l’orchestre. Le violon solo montre aux autres violonistes le coup d’archet à adopter, c’est-à-dire le sens dans lequel on frotte les cordes. Il représente également l’ensemble des musiciens auprès du chef d’orchestre.

As-tu aimé découvrir avec moi les coulisses de cet enregistrement ? On espère que tu en as appris plus sur Mozart et son œuvre.

— Aude et Yannick

Le héros de Beethoven

Bonjour les enfants,

J’aimerais t’en dire plus sur Beethoven et sa Symphonie n°3. On l’appelle aussi Symphonie Héroïque mais sais-tu pourquoi on l’a surnommée ainsi ?

Fréquemment, les compositeurs dédient leurs œuvres. Sur les partitions de musique, on trouve souvent un petit mot adressé à la personne à laquelle le musicien a pu penser lorsqu’il composait. Cela peut être une personne de sa famille, un ami, mais également une personnalité.

C’est ce qu’a fait Beethoven avec sa Symphonie n°3. Il l’a dédiée à un homme politique français de son époque qu’il admirait beaucoup : Napoléon Bonaparte. Tu as peut-être déjà entendu parler de lui dans tes cours d’histoire.

Lorsqu’il devient empereur en 1804, Beethoven est furieux. Il n’est plus du tout d’accord avec les idées de Napoléon. Alors qu’il termine la composition de sa symphonie, il raye violemment la dédicace qu’il lui avait adressée au point de casser sa plume !

Au moment de la publication de l’œuvre, Beethoven décide finalement de la nommer Symphonie Héroïque, pour célébrer la mémoire d’un grand homme. Ce grand homme, c’est le prince Lobkowitz, l’un de ses amis.

Beethoven a composé 9 symphonies en tout. J’aimerais te faire écouter un extrait de la Cinquième, l’une des plus célèbres. Cette musique a un caractère très solennel, n’est ce pas ? Ici, c’est Herbert von Karajan, un chef d’orchestre très connu, qui dirige l’orchestre Philharmonique de Berlin.

— Jocelyn

Requiem : épisode 3

Bonjour les enfants,

On continue notre web-série autour de Mozart aujourd’hui !

Dans cet épisode, Lorenzo et toi allez découvrir deux instruments à vent. Les notes sont jouées grâce au souffle du musicien, comme au cor par exemple.

Le trombone, qui fait partie des cuivres, change de notes en poussant ou tirant la coulisse. Cela permet d’allonger ou raccourcir le tuyau par lequel passe le souffle, donc de baisser ou monter la note.
Le trombone a un très beau solo dans le Requiem, le Tuba Mirum. Assez impressionnant, non ? C’est une grande responsabilité pour le musicien.

Lorenzo découvre aussi le cor de basset (ci-dessus), qui fait partie des bois. Contrairement à son nom, rien à voir avec le cor. Il serait plutôt l’ancêtre de la clarinette ! C’est un instrument assez long, et as-tu remarqué sa forme étrange, toute courbée ? Il est apparu à l’époque de Mozart, qui aimait ses sons graves. Comme sur une flûte, ce sont les clés, des petites touches métalliques qui bouchent les trous du tuyau principal, qui permettent de changer la note.

Tu en sais maintenant un peu plus sur la famille des vents ! Quel est ton préféré ?

— Aude et Yannick

Requiem : épisode 2

Bonjour les enfants,

Nous avions commencé à regarder ensemble notre web-série autour de l’enregistrement du Requiem avec notre ami Lorenzo. Et si on continuait aujourd’hui ?

Comme je te le disais, le Requiem est la toute dernière œuvre que Mozart ait composée. À ce moment-là, Mozart est tellement malade qu’il a du mal à terminer sa partition. Le 5 décembre 1791, il meurt sans avoir pu l’achever. Sa femme, Constanze, demande à l’un de ses anciens élèves qui connaissait bien Mozart, Franz Xavier Süssmayr, de finir la partition.

Regardons ensemble le deuxième épisode de notre web-série. Tu pourras y entendre un extrait du Lacrimosa. C’est un morceau très triste qui sonne comme une plainte, une lamentation. Que t’évoque cette musique ?

Au cours de cet épisode, tu as pu voir Lorenzo, le personnage principal, se mettre dans la peau d’un chef d’orchestre. Mais sais-tu en quoi consiste son rôle ?

Lorsque l’on joue à plusieurs, on a besoin d’être guidé afin de jouer bien ensemble, c’est la mission du chef d’orchestre. Il donne le rythme et montre aussi, par ses gestes, des intentions musicales. Son rôle est très important. Il est présent des premières répétitions au concert pour diriger les musiciens.

— Aude et Yannick

Requiem : épisode 4

Bonjour les enfants,

Voici le dernier épisode de notre web-série autour du Requiem de Mozart !

Cette semaine, on découvre le Rex Tremendae (qui vient du latin et signifie « Roi redoutable » !). C’est l’extrait que tu entends au début.

Cette musique a quelque chose d’imposant, de solennel, tu ne trouves pas ? Pour Mozart, elle représente l’autorité de son père, Leopold. Souviens-toi : durant son enfance, Mozart et son père sont très proches. Il lui apprend la musique, et lui permet de rencontrer de grands musiciens lors de leurs voyages.

Mais lorsque Mozart grandit, les choses se compliquent et ils ne s’entendent plus très bien. Leopold a du mal à faire confiance à son fils. Il n’accepte pas que l’indépendance de ce dernier.

Au cours de cet épisode, tu as pu apercevoir une musicienne située juste à la gauche du chef d’orchestre : le violon solo. Son rôle est très important dans l’orchestre. Le violon solo montre aux autres violonistes le coup d’archet à adopter, c’est-à-dire le sens dans lequel on frotte les cordes. Il représente également l’ensemble des musiciens auprès du chef d’orchestre. J

As-tu aimé découvrir avec moi les coulisses de cet enregistrement ? J’espère que tu en as appris plus sur Mozart et son œuvre.

À bientôt !

— Jocelyn

Les instruments à vent

Dans cet épisode, Lorenzo et toi allez découvrir deux autres instruments à vent, de la même famille que la flûte. Les notes, dans tous les cas, sont jouées grâce au souffle du musicien.

Le trombone, qui fait partie des cuivres, change de notes en poussant ou tirant la coulisse. Cela permet d’allonger ou raccourcir le tuyau par lequel passe le souffle, donc de baisser ou monter la note.
Le trombone a un très beau solo dans le Requiem, le Tuba Mirum. Assez impressionnant, non ? C’est une grande responsabilité pour le musicien.

Lorenzo découvre aussi le cor de basset, qui fait partie des bois. C’est l’ancêtre de la clarinette ! C’est un instrument assez long, et as-tu remarqué sa forme étrange, toute courbée ? Il est apparu à l’époque de Mozart, qui aimait ses sons graves. Comme sur une flûte, ce sont les clés, des petites touches métalliques qui bouchent les trous du tuyau principal, qui permettent de changer la note.

Tu en sais maintenant un peu plus sur la famille des vents ! Quel est ton préféré ?

— Jocelyn

Photo de couverture :  © Brigitte Production

La suite du Requiem…

Bonjour les enfants,

La semaine dernière, je te faisais partager mes souvenirs de l’enregistrement du Requiem de Mozart avec Insula Orchestra. J’aimerais t’en dire plus sur cette œuvre.

Comme je te le disais, le Requiem est la toute dernière œuvre que Mozart ait composée. À ce moment-là, Mozart est tellement malade qu’il a du mal à terminer sa partition. Le 5 décembre 1791, il meurt sans avoir pu l’achever. Sa femme, Constanze, demande à l’un de ses anciens élèves qui connaissait bien Mozart, Franz Xavier Süssmayr, de finir la partition.

Regardons ensemble le deuxième épisode de notre web-série. Tu pourras y entendre un extrait du Lacrimosa. C’est un morceau très triste qui sonne comme une plainte, une lamentation. Que t’évoque cette musique ?

Au cours de cet épisode, tu as pu voir Lorenzo, le personnage principal, se mettre dans la peau d’un chef d’orchestre. Mais sais-tu en quoi consiste son rôle ?

Lorsque l’on joue à plusieurs, on a besoin d’être guidé afin de jouer bien ensemble, c’est la mission du chef d’orchestre. Il donne le rythme et montre aussi, par ses gestes, des intentions musicales. Son rôle est très important. Il est présent des premières répétitions au concert pour diriger les musiciens.

— Jocelyn

Une autre œuvre célèbre de Mozart

Bonjour les enfants,

La semaine dernière, je te parlais de Mitridate, Re di Ponto, un opéra composé par Wolfgang Amadeus Mozart. J’ai trouvé sur Internet une bande-dessinée très drôle qui explique un peu mieux cette histoire très compliquée… Tu peux la lire en cliquant ici si tu veux !

Mozart n’a pas écrit que des opéras. Une de ses œuvres s’appelle le Requiem. Elle me rappelle beaucoup de souvenirs : c’est le premier disque que nous avons enregistré avec Insula orchestra !

Grâce à notre web-série, tu vas pouvoir comprendre comment se déroule l’enregistrement d’un disque et découvrir le Requiem. On regarde le premier épisode ensemble ?

Requiem est un mot latin. Il peut se traduire par « repos ». Au départ, le Requiem est une prière destinée à une personne décédée. On la récite lors d’un enterrement ou d’une cérémonie du souvenir. Cette prière peut servir de texte à une musique : c’est ce qu’a fait Mozart, comme de nombreux autres compositeurs. Tu ressentiras sûrement une impression de tristesse en écoutant le début de l’œuvre. C’est une musique très solennelle !

Quand Mozart compose le Requiem, il a 35 ans et est gravement malade. Le Requiem est la dernière œuvre qu’il a composée ! Il est mort avant de la terminer.

Pourras-tu deviner où nous avons enregistré ce disque ? C’est un endroit dont je t’ai déjà parlé, très beau et chargé d’histoires !

— Jocelyn

L’histoire de Mitridate

Bonjour les enfants,

En ce moment, je répète un concert avec un autre orchestre. Nous jouerons durant tout le mois de février, d’abord à Paris, au Théâtre des Champs-Elysées, puis à l’Opéra de Dijon.

L’œuvre que nous y jouerons a été composée par Wolfgang Amadeus Mozart et s’appelle Mitridate, re di Ponto. C’est de l’italien ! Mozart, tu le connais maintenant. Il compose cette œuvre à seulement 14 ans ! Impressionnant, non ?

Mitridate, re di Ponto est un opéra. Il s’agit d’un genre musical particulier, qui raconte une histoire avec ses personnages. C’est un mélange de théâtre, de musique, et parfois même de danse. C’est comme au cinéma… sauf que tout est joué en direct, devant toi !

Mozart s’inspire d’une histoire déjà racontée par Jean Racine, un grand poète français. Voici cette histoire : Mithridate est le roi de Pont, une ville en guerre contre Rome. Il ne s’entend plus du tout avec ses deux fils, qui le croient mort après une bataille. À son retour, il va leur arriver des tas d’aventures !

Tu peux en regarder un extrait ici. Il y a deux personnes à reconnaître : Sifare, un des fils de Mithridate, et son amoureuse secrète Aspasia. Sifare lui fait ici une déclaration d’amour en lui disant qu’il ne peut vivre loin d’elle !

Mais Aspasia est malheureuse : on veut qu’elle se marie avec quelqu’un d’autre !

Tu te demandes pourquoi Sifare est interprétée par une femme ? Mozart avait écrit ce rôle pour un castrat, c’est-à-dire un garçon qui n’avait pas mué et qui gardait sa voix aiguë d’enfant. Aujourd’hui, ces rôles sont souvent jouées par des chanteuses !

À ton avis, comment se finit l’histoire entre Sifare et Aspasia ?

— Jocelyn.

Extrait vidéo : Mitridate, re di Ponto, un opéra filmé par Jean-Pierre Ponnelle (1986). Musique  interprétée par le Concentus musicus de Vienne, direction : Nikolaus Harnoncourt.