À la découverte du Château de Versailles !

Bonjour les enfants ! 

Maintenant que tu en sais plus sur l’opéra Mitridate, Re di Ponto, j’aimerais te faire découvrir une autre œuvre composée par Mozart. Ce n’est pas un opéra mais un œuvre de musique religieuse. Il s’agit du Requiem.

J’ai beaucoup de souvenirs autour de cette musique. Il s’agit de la toute première œuvre que nous ayons enregistrée avec Insula Orchestra. Nous avons réalisé une web-série autour de cet enregistrement. Et si nous regardions le premier épisode ensemble ?

Requiem est un mot latin. Il peut se traduire par « repos ». Au départ, le Requiem est une prière destinée à une personne décédée. On la récite lors d’un enterrement ou d’une cérémonie du souvenir. Cette prière peut servir de texte à une musique : c’est ce qu’a fait Mozart, comme de nombreux autres compositeurs. Tu ressentiras sûrement une impression de tristesse en écoutant le début de l’œuvre. C’est une musique très solennelle !

Quand Mozart compose le Requiem, il a 35 ans et est gravement malade. Le Requiem est la dernière œuvre qu’il a composée ! Il est mort avant de la terminer.

L’enregistrement a eu lieu dans un lieu chargé d’histoire. Saurais-tu le reconnaître ?

Je t’en dirai plus très bientôt.

— Yannick

Mitridate !

Bonjour les enfants !

Hier, c’était la première représentation de Mitridatel’opéra de Mozart que je travaille en ce moment au Théâtre des Champs-Elysées, à Paris.

Tu as déjà entendu parler du mot « livret ». Mais sais-tu ce qu’il veut dire ? C’est l’intégralité du texte d’un opéra. Nos amis du Théâtre, qui trouvent comme nous que celui de Mitridate est particulièrement compliqué, ont souhaité raconter son histoire autrement : ils en ont donc fait une BD !

Pour la découvrir, tu peux cliquer ici !

J’ai une idée : te souviens-tu de l’histoire d’Orfeo ed Euridice, de Gluck ? Sinon, tu peux revoir notre web-série ci-dessous. Et si chacun d’entre vous dessinait un moment de l’histoire de l’opéra, en les réunissant, on pourrait faire une grande BD ! On essaye ?

— Yannick

Connais-tu les autres opéras de Mozart ?

Bonjour les enfants !

La semaine dernière, je te parlais des Noces de Figaro, un opéra composé par Wolfgang Amadeus Mozart. Savais-tu qu’il en avait composé 19 en tout ? En ce moment je travaille sur un autre de ses opéras : Mitridate, re di Ponto. Je le jouerai durant tout le mois de février, d’abord à Paris, au Théâtre des Champs-Elysées, puis à l’Opéra de Dijon.

Maintenant que tu connais un peu mieux Mozart, tu dois te souvenir qu’il a pour particularité d’avoir été un enfant prodige. Il compose Mitridate à seulement 14 ans. Une vraie performance !

Comme Le Nozze di Figaro, le livret est inspiré d’un auteur français : Jean Racine. Mozart va demander à un librettiste d’adapter l’histoire en italien. La voici : Mitridate est le roi de Pont, une ville en guerre contre Rome. Il ne s’entend plus du tout avec ses deux fils, qui le croient mort après une bataille. À son retour, il va leur arriver des tas d’aventures !

Tu peux en regarder un extrait ici. Il y a deux personnes à reconnaître : Sifare, un des fils de Mithridate, et son amoureuse secrète Aspasia. Sifare lui fait ici une déclaration d’amour en lui disant qu’il ne peut vivre loin d’elle ! Mais Aspasia est malheureuse : on veut qu’elle se marie avec quelqu’un d’autre !

Tu te demandes pourquoi Sifare est interprétée par une femme ? Mozart avait écrit ce rôle pour un castrat, c’est-à-dire un garçon qui n’avait pas mué et qui gardait sa voix aiguë d’enfant. Aujourd’hui, ces rôles sont souvent joués par des chanteuses ! À ton avis, comment se finit l’histoire entre Sifare et Aspasia ?

— Yannick

Extrait vidéo : Mitridate, re di Ponto, un opéra filmé par Jean-Pierre Ponnelle (1986). Musique  interprétée par le Concentus musicus de Vienne, direction : Nikolaus Harnoncourt.

Figaro, qui étais-tu ?

Bonjour les enfants !

J’aimerais te parler un peu plus de cet opéra. Les Noces de Figaro a été composé en 1786 par Mozart. On appelle le livret tout le texte de l’opéra. Chaque partie de l’histoire, d’ailleurs, porte son nom.

J’ai une idée : et si tu cherchais ce qu’était un acte, une scène, et que tu essayais de deviner quels indices dans la mise en scène ou le déroulé du spectacle permettent de différencier les  parties de l’histoire ? Réponses la semaine prochaine !

Pour le livret des Nozze di Figaro (c’est le titre en italien de l’opéra), Mozart a choisi une pièce de théâtre, écrite par un auteur français qui s’appelait Beaumarchais.

En fait, les compositeurs écrivent rarement les livrets eux-mêmes. Ils font appel à quelqu’un dont c’est le métier : des librettistes ! Celui des Nozze s’appelait Lorenzo da Ponte. Il a beaucoup travaillé avec Mozart ! Il a donc écrit un texte inspiré de cette pièce de théâtre, mais en italien et spécialement pour cet opéra.

D’ailleurs, que nous raconte-t-il ? Encore une histoire un peu compliquée… Figaro est un valet, au service du comte Almaviva. Il va se marier avec une autre servante, Suzanne. Mais le comte aussi est amoureux de Suzanne ! Et il a des complices : un médecin, Bartolo, et Marceline, qui vont essayer d’empêcher le mariage… Que va-t-il arriver ?

L’ouverture de l’opéra que tu as pu écouter la semaine dernière annonce toutes ces aventures. Ressens-tu l’agitation de la musique ?

Et toi, comment imagines-tu les personnages de cet opéra ? Et si tu essayais de les dessiner ?

— Yannick

Illustration de couverture : Auteur anonyme, Scène des Noces de Figaro [Acte I : Le comte fait des avances à Suzanne tandis que Chérubin est dissimulé sur le fauteuil], aquarelle, XIX° siècle.