Aude à l’école République

Aude a rendu visite une nouvelle fois aux enfants en CE2 de l’école République pour clore cette année avec eux ! La classe d’Isabelle Hue avait encore quelque questions, ils nous racontent !

Nous avons assisté à une répétition de la Symphonie concertante pour violon, alto et orchestre de Mozart en présence des solistes ! Ces derniers et Laurence Equilbey, chef d’orchestre nous ont fait forte impression ! La répétition était extraordinaire et nous avons ressenti beaucoup d’émotions…  A l’école, nous avons à nouveau rencontré Aude pour lui poser des questions sur la Symphonie Concertante de Mozart et sur son métier.

Pourquoi ce titre, Symphonie Concertante ?
Une symphonie, c’est une musique écrite pour tout un orchestre. Concertante car il y a deux instruments en soliste à certains moments. Et dans ces moments, l’orchestre est là pour accompagner les artistes tout en douceur, pour les porter, les mettre en valeur.

Pourquoi y a t-il un mouvement rapide et un lent ?
C’est une envie de différence correspondant à notre vie avec des moments rapides et des moments calmes (enchaînements du quotidien).

Comment était le dernier mouvement ? On aurait bien aimé l’entendre…
C’était à nouveau un mouvement rapide, joyeux, vivant.

Quel mouvement préfères-tu ?
Je n’ai pas de préférence : j’aime jouer le mouvement rapide en sachant qu’il y aura ensuite le mouvement lent ; j’aime être dans l’attente…

Est-ce que Mozart a écrit seul ou avec un orchestre ?
Mozart écrit dans sa tête en se servant d’un clavier. Mais il connaissait les couleurs de l’orchestre ; il était capable d’imaginer ce que cela allait donner quand son œuvre serait jouée.

Est-ce que Mozart nous raconte une histoire dans cette œuvre ?
Pas vraiment… la musique t’invite à créer ta propre histoire… En fonction de ta vie, de ton état émotionnel au moment où tu l’écoutes… C’est ce que j’aime dans la musique ! Mozart écrivait aussi en fonction de son vécu, de ses émotions.

Pourquoi la soliste [Veronika Eberle, ndlr] que nous avons vue n’était pas là le jour du spectacle ?
Elle est tombée malade et a dû être remplacée.

Est-ce que c’est difficile de jouer la Concertante ?
Un peu mais pas beaucoup par rapport à d’autres œuvres.

Est-ce que l’on doit apprendre tout par cœur ?
Oui, c’est mieux ! Mais on a tout de même notre partition !

Comment êtes-vous avant le spectacle ?
Je révise mon morceau pour bien m’entendre seule (car dans l’orchestre c’est plus difficile), je mange un peu car je n’aime pas jouer le ventre vide ! Et je fais une petite sieste si j’ai le temps…

Est-ce que vous avez mis beaucoup de temps pour que cela soit parfait ? Et combien avez-vous fait de répétitions ?
Ce n’est jamais parfait ! Et nous avons fait quatre ou cinq répétitions.

Est-ce que vous êtes stressée et avez-vous peur de vous tromper ?
Non ! Tu m’as regardée : j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer et si je me trompe, je me fais toute « petite », les autres me couvrent et je reprends.

Comment êtes-vous entrée dans cette orchestre ? Avez-vous fait des castings ? J’
ai passé des examens, des concours. Je suis rentrée à sa création, il y a 4 ans : j’ai eu de la chance, il y avait plusieurs places. En France, c’est difficile d’intégrer un orchestre (peu de places).

Depuis combien de temps jouez-vous dans un orchestre ?
Depuis longtemps : une vingtaine d’années.

Jouez-vous parfois dans un autre orchestre ?
Oui, c’est bien d’ailleurs car chaque orchestre a sa palette de couleurs : il faut s’adapter avec ses oreilles et comprendre ce qui est attendu…

Comment décide t-on de la disposition des instruments dans l’orchestre ?
La disposition des instruments dans l’orchestre, c’est par rapport à l’équilibre des sons. Par exemple, on ne peut pas mettre le hautbois devant les violons car on n’entendrait plus correctement les violons. Et les violons sont tous ensemble pour bien s’entendre et bien mélanger leurs sons.

Ecris-tu ta propre musique ?
Non, je m’amuse parfois sur des petites choses mais je ne compose pas. Ce que j’aime, c’est jouer, interpréter la musique de grands compositeurs en orchestre ou en petits groupes (« musique de chambre »)

As-tu essayé de jouer avec un autre instrument ?
Un peu, avec un alto. C’est une sonorité différente… L’ alto est « rond » et le violon « brillant ».

Aude a terminé notre rencontre en jouant une musique de Bach avec des refrains et des couplets, qui lui rappelle les musiques de son enfance. C’était très joyeux et agréable ! Merci Aude pour ta bonne humeur, ta disponibilité et tes réponses simples et pédagogiques. Grâce à toi, la musique classique a moins de secrets pour nous ! Et nous l’apprécions de plus en plus…

Merci aux élèves et Isabelle Hue pour ce compte-rendu très précis ! Aude et Insula orchestra sont ainsi ravis d’avoir pu partager ces moments avec vous ! Clique sur les photos ci-dessous pour les afficher en grand !

Photo de couverture :  © Isabelle Hue

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Dans la tête d’Orphée

La tournée n’est pas tout à fait terminée, nous partons à Aix-en-Provence ce weekend, et en attendant de pouvoir vous montrer des photos, nous avons quand même une petite surprise pour vous avant les vacances !

Tu peux nous revoir gratuitement sur Internet au Théâtre de Poissy en cliquant ici ! Tout notre concert a été filmé, l’occasion de pouvoir écouter l’opéra de Gluck, Orfeo ed Euridice. Sauras-tu reconnaître la langue dans laquelle les solistes et le chœur chantent ?

Et une dernière petite chose : notre futur disque a déjà un clip ! Les paroles racontent l’arrivée d’Orphée aux Enfers : tout y est si calme, et il est entouré d’une foule étrangement silencieuse. Mais Orphée est décidé à retrouver Eurydice, son amoureuse, coûte que coûte !

Tu entendras une voix très aiguë dans cet extrait : c’est celle du contre-ténor Franco Fagioli, qui a une voix capable d’aller du plus grave au plus aigu. C’est très rare et cela demande beaucoup de travail ! Reconnaîtras-tu également l’instrument à vents qui l’accompagne avec l’orchestre ?

On te laisse regarder et nous dire ce que tu en penses !

— Aude et Jocelyn

Photo de couverture : Superbien

Symphonies d’un monde nouveau !

Un grand merci aux enfants de l’école République qui sont venus nous écouter les 17 et 18 mars derniers au Conservatoire de Clichy-la-Garenne ! Ils ont été très attentifs et silencieux pendant notre travail.

Le jeudi 19 mars, nous sommes donc partis pour Aix-en-Provence, puis Echirolles le 20, avant de passer par Suresnes le dimanche 22 mars pour un dernier concert à Paris le lundi 23 ! Quelle tournée !

Si les répétitions t’ont rendu(e) curieux(-se), tu peux revoir le concert joué à la Philharmonie 2 de Paris en cliquant ici ! Tu pourras ainsi découvrir la Symphonie n°4 de Schubert et l’Ouverture en ut de Fanny Mendelssohn (la petite soeur de Félix, beaucoup moins connue !).

 

— Aude

© Photo de couverture : Camera Lucida pour CultureBox

Les élèves commentent

Les élèves de l’école République sont venus écouter Insula orchestra pendant les répétitions du programme Symphonies d’un monde nouveau.

La classe de Noëlle Lesire nous livre ses impressions après sa venue le 18 mars dernier, lors d’une répétition de la Symphonie concertante pour violon, alto et orchestre de Mozart en présence des solistes !

Ces derniers et Laurence Equilbey, chef d’orchestre, ont fait forte impression sur les enfants.

Merci à eux et à leur professeur pour ces témoignages émouvants ! Pour mieux les voir, cliquez dessus et zoomez !

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Photo de couverture :  © D.R.

Musiques à danser

Musiques à danser, danses à écouter : c’est le nom du prochain concert que je jouerai avec d’autres musiciens de l’ensemble Felicitas, vendredi 13 mars au centre culturel Isadora Duncan, à Igny.

A l’époque du roi Louis XIV, qui correspond à la musique baroque (c’était il y a 300 ans !), on organise de très grandes fêtes à la cour, notamment à Versailles, pour montrer la richesse du roi. Beaucoup de danseurs sont  invités à montrer leur art… et donc, de compositeurs à créer de nouvelles musiques pour les inspirer !

Samedi et dimanche prochains, des enfants qui ont travaillé sur ces danses jouées à l’époque nous montreront leurs créations autour des Indes Galantes, de Rameau. Laurence Equilbey, chef d’orchestre d’Insula orchestra, avait imaginé une nouvelle manière de jouer cette œuvre pour la danser aujourd’hui, avec des instruments plus modernes. On ne la danse plus de la même manière !

Ecoute-la !

— Aude

 

© Photo de couverture : Nicolas Lancret, Le Jeu de colin-maillard (1728), huile sur toile, 37×47 cm, NationalMuseum (Stockholm, Suède).

Direction Salzbourg

Je t’en ai parlé la semaine dernière… J’ai passé quelques semaines en compagnie de Mozart, ou du moins de sa musique. J’étais à l’Abbaye de Saintes avec Laurence Equilbey, le jeune choeur de Paris et le jeune orchestre de l’Abbaye aux Dames pour un programme autour de la Messe du Couronnement de Mozart et la Symphonie n°4 dite « Tragique » de Schubert.

Nous avons donné un concert au très beau Théâtre du Châtelet, à Paris ! Un théâtre à l’italienne, y as-tu déjà été ?

Une semaine plus tard, Laurence Equilbey dirigeait Insula orchestra et accentus. Nous avons rejoué les mêmes œuvres. Nous sommes tous allés à Salzbourg, au Mozarteum, une université dans la ville natale de Mozart, pour jouer ce concert. C’est en Autriche ! Nous avons pris l’avion…

Laurence Equilbey a réalisé une petite vidéo en guise de souvenir, elle nous raconte son voyage. Je te laisse la découvrir !

— Aude

Photo de couverture : Marie Guilloux

Concert au Conservatoire de Colombes

Le mois de janvier aura été très « Mozart » ! Beaucoup de répétitions et de concerts autour de ses œuvres  ! J’ai complété la carte avec tous mes récents voyages. J’ai été joué en Autriche la semaine dernière, sur les traces de ce compositeur… J’étais dans sa ville natale, la connais-tu ?

Tout cela, je t’en parlerai la semaine prochaine…

Vendredi soir, à 20h30, je serai en concert de quatuor (avec quatre musiciens) au Conservatoire de Colombes. Nous rejouons le programme donné en décembre à la Bibliothèque Marmottan, à Boulogne-Billancourt. C’est un concert gratuit !

D’ailleurs, nous avons une petite vidéo autour de ce concert. Vendredi soir, ce sera un concert « normal » mais cela te permettra d’en écouter quelques extraits ! Découvre la ci-dessous !

— Aude

Photo de couverture : Service communication — Ville de Colombes

La jeunesse de Mozart en Autriche

Mozart est né dans une famille de musiciens, en Autriche. Son père, qui était aussi violoniste, a été son professeur. Il lui a appris à jouer, à composer et lui a fait rencontrer de célèbres musiciens dans toute l’Europe lors de nombreux voyages. Mozart avait alors entre 7 et 10 ans.

On a retrouvé une partition sur laquelle figure un petit mot de son père : avant d’avoir 5 ans, Mozart avait ainsi appris un menuet pour clavecin (une sorte de piano) en 30 minutes ! C’est ce qu’on appelle un musicien prodige. Outre les instruments à clavier (clavecin, orgue et pianoforte), Mozart a aussi appris seul à jouer du violon et de l’alto, son « grand frère » dans les instruments à cordes.

Et toi, joues-tu d’un instrument ? Comment as-tu appris ?

— Aude

 

Photo de couverture : Pietro Antonio Lorenzoni (attribué à), Mozart enfant (1763), huile sur toile, Mozarteum, Salzbourg (Autriche).

Les élèves commentent

Les élèves de l’école République ont écouté pendant la période de l’Avent des extraits du disque Nuit sacrée, enregistré par Laurence Equilbey, chef d’orchestre et qui dirige Insula orchestra. Noëlle Lesire, Myriam d’Enfurth et Isabelle Hue, leurs professeurs, nous livrent quelques mots des élèves !

J’ai adoré « la Marche des Rois ». J’ai trouvé la voix de soprano trop aigüe.

J’ai bien aimé « Jingle bells » avec la vidéo.

A l’écoute de certains airs, j’avais l’impression de voler quand je fermais les yeux.

Je n’ai pas aimé la voix trop aigüe. J’ai bien aimé la voix du chanteur d’opéra accompagnée de l’orgue.

J’ai bien aimé quand les chœurs chantaient avec la voix d’opéra. Les voix étaient magnifiques. La dernière chanson « Jingle bells » était amusante.

Les airs que j’ai entendus étaient très jolis. Ils m’ont rappelé de beaux souvenirs. Les chœurs accompagnaient très bien le soliste. Cette musique sacrée me fait penser à des concerts que j’ai déjà entendus et vus.

J’ai adoré ces airs car les chanteurs d’opéra chantaient quelquefois aigu, quelquefois grave.
Les chœurs derrière faisaient très beaux.

C’était très beau : certaines musiques me donnaient envie de dormir, d’autres envie de danser. Les voix étaient très belles. J’ai reconnu le picolo et la harpe. Les chanteurs d’opéra et les chœurs faisaient un très bel ensemble.

Merci à Insula Orchestra d’avoir mis en ligne ces magnifiques airs de musique sacrée qui ont permis de beaux moments d’écoute en classe.

Photo de couverture :  © Jana Jocif