Connais-tu… Le Roi des Aulnes ?

Bonjour les enfants,

Aujourd’hui, j’aimerais t’en dire plus sur l’histoire racontée par Schubert dans son lied : Le Roi des Aulnes.
Au départ, Le Roi des Aulnes est un poème écrit par un auteur allemand très célèbre : Johann Wolfgang von Goethe. Il vécut à la même époque que Schubert.

Puisque le poème de Goethe plaisait beaucoup à Schubert, il décida de le mettre en musique. C’est ainsi que le poème est devenu un lied.
Le Roi des Aulnes est une créature mystérieuse qui hante les forêts et effraie les voyageurs. Un père et son fils, en pleine nuit, à cheval, vont croiser ce personnage inquiétant.

Le texte de Goethe est en allemand mais je te propose d’en lire une traduction française.

 Quel est ce chevalier qui file si tard dans la nuit et le vent ? C’est le père avec son enfant ;
Il serre le petit garçon dans son bras,
Il le serre bien, il lui tient chaud.

« — Mon fils, pourquoi caches-tu avec tant d’effroi ton visage ?

— Père, ne vois-tu pas le Roi des Aulnes ?
Le Roi des Aulnes avec sa traîne et sa couronne ?

— Mon fils, c’est un banc de brouillard.

— Cher enfant, viens, pars avec moi !
Je jouerai à de très beaux jeux avec toi,
Il y a de nombreuses fleurs de toutes les couleurs sur le rivage, Et ma mère possède de nombreux habits d’or.

— Mon père, mon père, et n’entends-tu pas,
Ce que le Roi des Aulnes me promet à voix basse ?

— Sois calme, reste calme, mon enfant !
C’est le vent qui murmure dans les feuilles mortes.

— Veux-tu, gentil garçon, venir avec moi ?
Mes filles s’occuperont bien de toi
Mes filles mèneront la ronde toute la nuit,
Elles te berceront de leurs chants et de leurs danses.

— Mon père, mon père, et ne vois-tu pas là-bas les filles du Roi des Aulnes dans ce lieu sombre ?

— Mon fils, mon fils, je vois bien :
Ce sont les vieux saules qui paraissent si gris.

— Je t’aime, ton joli visage me charme,
Et si tu ne veux pas, j’utiliserai la force.

— Mon père, mon père, maintenant il m’empoigne ! Le Roi des Aulnes m’a fait mal ! »

Le père frissonne d’horreur, il galope à vive allure, Il tient dans ses bras l’enfant gémissant,
Il arrive à grand-peine à son port ;
Dans ses bras l’enfant était mort.

Et maintenant si tu réécoutais ce lied de Schubert ?

À bientôt

— Aude

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